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Désormais omniprésent, l'étalement urbain combiné à la recomposition des villes remodèle la géographie fabriquant des territoires hybrides, ni urbains, ni ruraux. A partir de l'analyse du cas français, mais considérant aussi l'Amérique, l'Asie et l'Afrique, l'ouvrage étudie les effets conjoints des infrastructures routières, des lotissements pavillonnaires et des centres commerciaux. Attentif aux conséquences morphologiques, économiques et sociales, l'auteur révèle les convergences planétaires autour d'un urbanisme de secteurs et d'une ville franchisée. Ce qualificatif doit s'entendre dans le sens commercial des villes saisies par les logiques du marketing mais aussi dans l'acceptation domaniale du terme, à savoir la privatisation progressive d'espaces toujours plus vastes.
David Mangin dénonce ces environnements sécurisés, de moins en moins publics et gratuits, qui prolifèrent insidieusement en centre-ville autant qu’en périphérie. Il s'emploie ici, comme dans ses projets, à défendre lé principe de la "ville passante" fondé sur l'idée d'une moindre dépendance automobile, d'une forte hétérogénéité des architectures et d'une véritable diversité d'usages.
L’auteur :
David Mangin enseigne à l’Ecole d’architecture de la ville et des territoires de Versailles et à l’Ecole nationale des ponts et chaussées. Architecte-urbaniste, associé à l’agence Seura, il travaille sur l’arrivée à Marseille de l’autoroute A7, sur la rénovation de la gare Denfert-Rochereau, participe à la consultation sur le Grand Paris au sein du groupe Descartes et a été lauréat de la consultation internationale pour le quartier de Halles à Paris. Il est notamment l’auteur de « Projet urbain » (1999) et « Les Halles, villes intérieures » (2008) parus aux éditions Parenthèses. En 2008, David Mangin s’est vu attribué le Grand prix de l’urbanisme. |
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