traits urbains. Paris, bassin de la Villette : la SEMAVIP reconquiert les usages oubliés
traits urbains. Paris, bassin de la Villette : la SEMAVIP reconquiert les usages oubliés

traits urbains. Paris, bassin de la Villette : la SEMAVIP reconquiert les usages oubliés

Editeur : Innovapresse
Collection : Hors-série traits urbains
Broché
Date de parution : 10/2010
Dimensions : 220 * 220mm
120 pages
Langue : français
Disponibilité : disponible sous 48h
Prix :   25 € .

/ Note sur la revue /

Le bassin de la Villette a à peine deux siècles et renoue aujourd’hui avec les distractions nocturnes de ses débuts, l’animation des quais les jours de beau temps. Il a connu au siècle passé, le foisonnement populaire et industriel d’un grand port de marchandises. Paris l’a ensuite laissé entrer en déshérence avant de le redécouvrir pour ce qu’il est : l’une des plus belles infrastructures de la capitale, véritable venue d’eau dans la ville.
Ce hors-série se veut une invitation au voyage dans le temps et dans l’espace du bassin pour mieux comprendre ses fonctions, ses usages et ses potentialités.

Le lieu est le fruit de la politique d’aménagement des voies navigables d’approvisionnement de la capitale, initiée par Napoléon Bonaparte au XIXème siècle. En 1800, le territoire de la Villette fleure encore bon la campagne, tout comme de nombreux territoires situés aux portes de Paris : usages agricoles, noyau villageois, activités commerciales… En 1808, les abords de la rotonde d’octroi de l’architecte Claude-Nicolas Ledoux accueillent l’imposant bassin. À la fois réservoir ‘eau potable et cœur du réseau de canaux navigables franciliens, il bouleverse radicalement la destinée urbaine du village de la Villette. Modernisé par la IIIème République, le bassin devient le 4ème port de marchandises du pays, derrière Marseille, Bordeaux et Le Havre. Le port fonctionne longtemps comme une enclave dissociée de la Ville. Lorsqu’il entre en déclin après la première guerre mondiale, sa configuration l’amène en quelques décennies à devenir un espace déserté et rongé par divers trafics, au point qu’un projet d’autoroute urbaine et de tours de bureaux – évité de peu – le menace dans les années 60. Grâce aux opérations de requalification urbaine et d’animation menée par la Semavip et son urbaniste Patric Céleste, le bassin redevient un espace de promenades et de loisirs nautiques, et constitue un point d’ancrage majeur dans le rééquilibrage de la capitale vers l’Est et le Nord-Est. Un grand quartier d’habitat, en majorité social, porte aujourd’hui, à des degrés divers, la marque architecturale des diverses périodes traversées, du tissu faubourien à la tour moderniste dite « de Flandre », en passant par les immeubles post-haussmanniens. Dominique Perrault, Edith Girard, Philippe Gazeau, Jean-Pierre Buffi, Stanislas Fiszer… ont ponctué le site de leurs créations architecturales. Points d’orgue de l’aménagement : la reconstruction du magasin général du quai de la Seine par l’agence Chaix et Morel et la reconversion imminente de la rotonde de Claude-Nicolas Ledoux.

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/ Sommaire /

8 1800 : foisonnement d’usages et bouleversement imminent
10 Des loisirs à l’industrie, 1808-1826
20 Le foisonnement populaire du quatrième port de France, 1826-1914
42 L’univers fermé d’un port en déclin, 1919-1975
56 Vers la consécration des loisirs, 1976à nos jours
108 Roger Madec, maire (PS) du XIème arrondissement, président de la SEMAVIP. « Une dynamique positive d’animation relayée par le privé »
110 Marin Karmitz, producteur, fondateur du groupe MK2. « Des cinémas sur un miroir d’eau unique en ville »
112 Perspectives sur le bassin
114 La Zac basin de la Villette. Les 28 programmes de la reconquête