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Montée en puissance des maîtrise d’ouvrage non professionnelles, autoconstruction, prise en compte active des usages, transformations urbaines collaboratives : le cadre de vie en appellerait-il à son public ?
Que les profanes s’emparent seuls du pouvoir ou que des opérateurs classiques leur tendent la main, les voies de démocratisation qui s’ouvrent dans les processus de formation du cadre de vie sont la transcription de nouvelles valeurs de citoyenneté proches des mouvements en faveur de l’écologie et de la solidarité, contre la marchandisation de la ville. La responsabilité collective s’élargit, non pas en réponse à une décision prise en haut lieu, mais sous la forme de micro-utopies en actes qui, du très local au global, espèrent refaire le monde. Les changements qu’elles appellent se réfèrent davantage à une qualité sociétale qu’architecturale.
Vêtures, vêtages, bardages.
Longtemps apanage des HLM, l’isolation par l’extérieur se diffuse toujours plus largement dans la construction, entraînant des changements d’habitudes de la part des entreprises et des architectes. Les palettes de dégradés pas toujours heureuses mises en œuvre dans le parc de logement social ne sont plus de mise. Les écailles arc-en-ciel lilas laissent la place à une pléthore de produits, allant des invisibles enduits sur isolants aux plaques de métaux précieux façonnées à la demande, en passant par la terre cuite ou les matières plastiques ces matériaux auraient même de nouvelles fonctionnalités : les fabricants mettent fréquemment en avant non seulement l’isolation thermique des façades rapportées mais aussi leurs propriétés rafraîchissantes. La « façade ventilée » est devenue ces dernières années un argument supplémentaire plaidant pour la mise en œuvre de ces solutions techniques. |
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